Chronique·8 octobre 2026
Affaire Thélyson Orélien : la tribune de Benjamin Hoffmann dans Le Monde
Benjamin Hoffmann
Une réflexion sur ce que signifie écrire au temps de l’intelligence artificielle, alors qu’une ère du soupçon généralisé menace de dégénérer en âge de la surveillance.
Le Monde publie aujourd’hui ma tribune sur l’affaire Thélyson Orélien, affaire qui constitue un précédent majeur pour penser les rapports entre intelligence artificielle et création littéraire. J’y propose un début de réflexion au sujet de l’impact de l’IA sur la création et la réception des œuvres littéraires.
J’ai soumis ce texte jeudi 24 septembre, avant que les accusations de plagiat ne soient révélées et que l’œuvre de Thélyson Orélien ne soit retirée de la première liste de l’Académie Goncourt. J’ai eu l’occasion de revenir brièvement sur ces éléments nouveaux lors d’une dernière relecture de l’article mais ils ne sont pas au cœur de mon propos. Le plagiat relève du code de la propriété intellectuelle et ne saurait être défendu. Ce qui m’importe ici, c’est de réfléchir à ce que signifie écrire au temps de l'intelligence artificielle, alors qu’une ère du soupçon généralisé menace de dégénérer en âge de la surveillance.
J’espère que cette publication ouvrira un débat constructif. Je ferai de mon mieux pour réagir aux commentaires qu’elle suscitera peut-être mais je ne répondrai pas à ceux qui manqueraient de respect aux personnes concernées par cette affaire, à commencer par Thélyson Orélien. Le contenu de cette tribune n’engage que moi.
Benjamin Hoffmann, directeur de French Press
