Chronique·7 octobre 2026
Coup de projecteur : Grave, de Laure Gouraige
Laure Gouraige
Autour de Grave (Éditions Les Intranquilles)
Tout commence par la mort d’un chat, après dix-huit années de vie partagée. Que devient un deuil lorsque l’on n’ose pas lui accorder sa juste place ?
Aujourd’hui, French Press met à l’honneur Grave (Éditions Les Intranquilles), le nouveau livre de Laure Gouraige, lauréate 2026 de la Jules Verne Writing Residency in the Midwest.
Tout commence par la mort d’un chat, après dix-huit années de vie partagée. Une douleur que l’on pourrait juger « anecdotique », parce qu’elle ne correspondrait pas à l’ordre convenu des chagrins…
Mais que devient un deuil lorsque l’on n’ose pas lui accorder sa juste place ?
Dans Grave, Laure Gouraige entreprend précisément de donner une forme littéraire à ce chagrin. Elle interroge notre rapport aux animaux, à l’attachement et à la perte, mais aussi les hiérarchies tacites qui déterminent quelles douleurs seraient dignes d’être racontées.
« Écrire Grave, c’était accepter de ne pas être raisonnable. »
Un livre qui nous rappelle que la littérature peut aussi faire place à ce que nous avons appris à considérer comme trop ténu, trop intime ou trop déraisonnable pour être exprimé.
Félicitations à Laure Gouraige pour ce livre aussi touchant que singulier.
