Essai·27 mai 2026
Un été avec l’IA
Au cours de l'été 2026, French Press a invité des autrices et des auteurs de langue française à réfléchir au sujet de l’intelligence artificielle à partir d'une question très simple : existe-t-il un usage éthique et légitime de l’intelligence artificielle dans la création littéraire ? Diverses et argumentées, leurs réponses inédites sont à lire dans ce dossier spécial.
Cet été, French Press va diffuser une série de contributions inédites au sujet de l’intelligence artificielle en posant une question très simple à des écrivains contemporains : existe-t-il un usage éthique et légitime de l’intelligence artificielle dans la création littéraire ?
Partant du constat de l’omniprésence grandissante de l’intelligence artificielle qui provoque des inquiétudes légitimes en raison de son impact négatif sur l’environnement et l’emploi en même temps qu’elle continue à promettre des innovations censées contrebalancer les effets destructeurs qu’elle induit, il s’agira de s’interroger sur la possibilité d’une sanctuarisation de l’espace de création littéraire en excluant l’IA de manière explicite, sinon contractuelle.
Les écrivains doivent-ils s’interdire l’usage de l’intelligence artificielle qui provoquerait une forme de rupture du contrat implicite qui les unit à leur lecteur, celui d’une subjectivité qui s’adresse directement à une autre sans la médiation d’une technique recyclant les œuvres d’autrui et produisant des calculs de probabilité au sujet des occurrences d’un terme ?
Faudrait-il instaurer un label « Garanti sans IA » explicitant ce contrat moral en l’inscrivant sur la couverture des livres ? Ou bien existe-t-il un usage acceptable de l’IA qui, sans se substituer à l’auteur, joue le rôle d’assistant éditorial, de relecteur, de conseiller littéraire ?
Tout au long de l’été, des écrivains et des philosophes seront invités à réfléchir à ces questions dans de courts textes ou de brèves vidéos qui paraîtront en exclusivité sur French Press.
Ces questions, nous ne sommes pas les seuls à les poser - mais nous avons décidé d'y réfléchir avec celles et ceux qui portent la création littéraire contemporaine.
